Les 5 claques indé à ne pas manquer cette semaine #81

Les 5 claques indé à ne pas manquer cette semaine #81

Voici un petit recap des 5 nouveautés rock indé qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique. Et je te le rappelle, on a une super playlist avec plein de sons. Et en bonus, je te conseille le dernier épisode de notre podcast.

1/ Gilla Band et « Place holder »

Gilla Band annoncent la sortie de leur nouvel album Pugnello pour le 25 septembre chez Rough Trade Records et partagent « Placeholder ». Le groupe confirme sa trajectoire : fusionner le post-punk crasseux et l’electro industrielle avec un brio total. C’est lourd, c’est taillé pour les clubs underground, et ça donne envie de renverser le système en intraveineuse.

 

2/ BLUE BOYS CLUB et « DEAD FACE »

Ne cherchez pas de poésie lumineuse ici, DEAD FACE est une plongée clinique et synthétique dans le neo libéralisme. Le morceau dresse le portrait d’un employé de bureau transformé en zombie, avançant de manière mécanique et robotique dans les couloirs du monde. L’ambiance y est glaciale, sans aucune perspective de salut. La voix est détachée, presque spectatrice de sa propre chute, envoyant un message clair : plus rien n’a d’importance.

 

3/ Chat Pile et « PEN I S MALL »

Avec « PEN I S MALL » (oui il y a un jeu de mots), le groupe fait dans le brutal. Ce ne sont plus des parpaings, c’est des murs entiers que le groupe nous envoie dans la figure. Le morceau est un rouleau compresseur rythmique, un mid-tempo poisseux et lourd qui s’écrase sur l’auditeur. Et pour rendre la mélodie encore plus rugueuse, Ray B envoie un chant guttural et puissant. Le morceau fait référence à une période où Raygun travaillait comme agent d’entretien dans l’un des centres commerciaux locaux ici à Oklahoma. Le morceau dissèque notre subordination au système capitaliste. Selon moi, ce mur de riffs industriels et étouffants symbolise directement la violence d’une société qui accule les travailleurs pour engraisser une minorité.

 

4/ King Gizzard & The Lizard Wizard et « Level 5 »

Oui, vous avez bien lu. Les sorciers de Melbourne s’attaquent désormais aux clubs. Oubliez les murs d’amplis et les cavalcades de batterie : pour ce 28ème album studio, la bande à Stu Mackenzie a troqué ses instruments traditionnels contre des ordinateurs, des séquenceurs et des synthétiseurs modulaires dont un que Stu a nommé Nathan.

Au programme ? Un cocktail survitaminé d’Electro, de Techno, de Dance old-school et de Jungle frénétique. Exit les riffs distordus

 

5/ Wet Leg – mangetout (live from village studios)

Wet let vient de sortir une version deluxe de son dernier album « moisturizer et qui dit Deluxe, dit des titres et des lives en plus. Voici donc Mangetout en live parce que c’est le morceau que je préfère dans l’album.

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