C’est la fin de l’année et les sorties, c’est fini. C’est donc le moment de faire le bilan, calmement en reprenant les meilleurs sons de l’année dans plusieurs articles. Il est possible que vous découvriez des pépites, des groupes parce que j’ai bien remarqué que vous n’étiez pas 30 000 par jour sur ce site, ce qui est fort dommage au demeurant (Nicolas). Il n’y a pas de classement, je n’ai jamais aimé en faire. La partie une, deux et trois étaient déja formidable, on va enchainer calmement avec la suite.
La partie #1 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-1/
La partie #2 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-2/
La partie #3 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-3/
Getdown Services et « Eat Quiche, Sleep, Repeat »
C’est l’histoire d’un duo qui bouffe de la quiche et crache du groove avec l’élégance d’un lendemain de cuite. Leur titre, Eat Quiche, Sleep, Repeat, est un hymne absurde, jouissif et dansant comme un Beck britannique sous méthadone. Dans un monde où la pop devient parfois trop sérieuse pour être honnête, Getdown Services injecte du fun, du funk et de l’absurde dans tes enceintes. Eat Quiche, Sleep, Repeat sonne comme un lendemain de fête chez un copain prof de philo : les idées sont embrouillées, mais les vibes sont bonnes.
Have U Ever Been 2 Wales de The Bug Club
il y a des chansons qui arrivent avec un drapeau, une pinte et un sourire en coin. Have U Ever Been 2 Wales du trio gallois The Bug Club, c’est tout ça à la fois, et un peu plus encore. Un hymne lo-fi aux couleurs nationales, façon pub de l’office de tourisme sous acide, où l’amour du terroir rime avec garage rock et auto-dérision. “It’s good, it’s goo-ooh-ooh-ooh-hood” : voilà le genre de refrain qui ne te quitte plus, que tu le veuilles ou non. C’est extrait de Very Human Features, sorti le 13 juin 2025.
Balu Brigada et « Backseat
Balu Brigada est de retour avec Backseat, single aussi surprenant qu’enivrant. D’une durée peu commune de six minutes, le morceau t’embarque pour une virée en voiture, de nuit, entre néons urbains et tension amoureuse larvée. Ça commence dans un écrin de douceur électro et ça finit dans un orage de couches instrumentales. C’est dansant, dramatique, et franchement sexy.
Street Lamp et « Guillotine »
J’ai découvert Street Lamp par accident. Comme on trébuche dans une ruelle mal éclairée, avec la gueule de bois et trop d’espoirs cramés. Le nom m’a plu, les guitares m’ont collé une baffe. Et puis cette voix, bordel. Une voix qui pourrait faire rouiller des chaînes ou briser des verres en plastique. Une voix qui dit : je chante parce que sinon je hurle et je vous dis des gros mots.
Le groupe vient du West Side de San Antonio, un coin où il fait chaud, où les routes fondent, et où la musique rock ne demande pas la permission. Leur EP Guillotine est sorti en mai 2025, et tu ferais bien de l’écouter avant qu’il ne te passe sous le nez comme une conversation qu’on regrette de ne pas avoir eue.
Westside Cowboy et “Alright Alright Alright”
Westside Cowboy vient de balancer “Alright Alright Alright” et franchement, c’est comme se faire gifler avec une botte de cow-boy cloutée. C’est rapide, bordélique, presque trop court, comme un bon rêve mal enregistré. Un morceau qui cite Johnny Cash en jouant trop fort, trop vite, trop bien. Comme si Ring of Fire avait été remixé par les Viagra Boys sur fond de western sous speed.
Bar Italia et “Cowbella”
Bar Italia (qui je le rappelle ne sont pas du tout italien) revient avec “Cowbella”, un nouveau single chelou comme un rêve après deux cafés, trois clopes et pas assez de sommeil. C’est flou, c’est flippant, c’est sexy. Bref, c’est Bar Italia.
BIG SPECIAL et « God Save The Pony »
BIG SPECIAL a balancé « GOD SAVE THE PONY » en plein dans nos gencives en juin dernier, et c’est toujours aussi féroce. Le morceau accompagne la sortie surprise de leur nouvel album NATIONAL AVERAGE, qui a déboulé sans prévenir comme un pavé dans la vitrine d’un café bourgeois. On retrouve tout ce qui fait le sel du duo : une rythmique claquante, un spoken word rugueux à souhait, et cette voix qui éructe plus qu’elle ne chante, comme un sermon dans une ruelle humide de Birmingham. GOD SAVE THE PONY, c’est un slogan cryptique, un cri contre l’apathie générale, une nouvelle gifle au visage d’un Royaume-Uni à bout de souffle.