C’est pas vraiment une chanson, c’est un appel à la dissociation collective. C’est pas un single, c’est un flyer de secte photocopié à l’arrache, distribué dans un skatepark à minuit par un mec qui pue le gin cheap et l’essence.
Ace of Swords : Coworkers transforme l’aliénation en manifeste punk-noise
Coworkers reviennent avec Ace of Swords, une salve post punk comme un journal intime en caps lock, crié à travers un mégaphone volé dans une manif. Tu perds le sommeil ? T’as l’impression que ton manager te souffle dans la nuque même le dimanche ? Normal. On est tous dans le même open space mental.
Mais la musique, elle, refuse les badgeuses. Elle tabasse. Elle scande. Elle appelle à se libérer par l’absurde. T’as jamais fait de choré synchronisée dans une file de food truck, le nez encore plein de vapeurs de SP98 ? Il est temps. T’as pas encore hurlé « KILL FOOD DELIVERY ROBOTS » dans une ruelle vide à 3h du mat ? Franchement, t’attends quoi ?
Coworkers, c’est un cri de guerre pour les damnés du tertiaire. Un hymne de bureau cramé, de rêve lucide sale, un appel à foutre le feu à l’assurance-vie de ton père pour acheter une basse.
Et si tu veux vraiment aider ? Cherche l’homme. Celui de l’affiche. Il paraît qu’il sait comment pirater la matrice RH. Et sinon, garde ton rêve journalier à jour. On aura besoin de tout ce qu’on peut pour s’échapper.