Dans le paysage musical français des années 2010, il y a deux catégories d’artistes : ceux qui font du bruit pour masquer le vide, et ceux qui tracent leur sillon avec une élégance rare. Mareva Galanter fait définitivement partie de la seconde.
Pourtant, ouvrez les magazines ou tapez son nom sur Google : la machine médiatique s’obstine à lui coller l’éternelle étiquette de « l’ex-Miss France ». Spoiler : on s’en fout. Mettre les gens dans des cases est le sport favori des esprits paresseux. Ce qui nous intéresse ici, c’est la musique. La vraie. Et en la matière, Mareva Galanter impose un respect total.
Le piège de la facilité évité haut la main
Disons les choses clairement et sans langue de bois. Avec son physique et sa notoriété post-concours, Mareva aurait pu céder aux sirènes de la facilité :
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Succomber à une pop chewing-gum industrialisée et calibrée pour les radios specs.
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Enchaîner les reprises faciles sans âme.
Au lieu de ça, elle a choisi la trajectoire de l’authenticité. Elle a refusé de devenir un produit marketing pour devenir une artiste à part entière.
L’art de savoir s’entourer : de Ukuyéyé à la pop vintage
La marque des grands artistes réside aussi dans leur capacité à s’entourer des bonnes personnes pour accoucher de leur vision. Mareva Galanter ne s’est pas trompée. En ressuscitant l’esprit yéyé avec une touche ukulélé sur ses premiers projets, ou en collaborant avec des pointures de la scène pop alternative (comme l’indispensable Jacques Dutronc ou des producteurs pointus), elle a prouvé qu’elle avait une culture musicale solide et un goût très sûr.
Ce qu’il faut retenir : Sa musique ne s’écoute pas d’une oreille distraite au supermarché. C’est une pop douce, feutrée et terriblement classieuse. Une production ciselée qui demande de l’attention, sous peine de passer à côté de subtilités mélodiques flagrantes.
Western Love / from Mareva on Vimeo.
ps : merci les tambours pour la découverte



