Une nuit trop courte à cause des moustiques, un café noir bien chaud et un scroll machinal sur TikTok au lever du jour. C’est parfois dans ces moments de flou matinal que l’on fait les plus belles découvertes. Ce matin, c’est Martin Gal qui a sauvé mon réveil avec son titre « Il est temps de le dire ».
Extrait de son projet Sous haute surveillance sorti en mars dernier (j’adore le titre Billie Eilish), ce morceau est une véritable leçon de flow et d’écriture qui mérite qu’on s’y attarde sérieusement.
Une plume chirurgicale et des punchlines de haut niveau
Ce qui frappe dès les premières secondes, c’est la précision de la plume de Martin Gal. Pas de fioritures, pas de rimes faciles : chaque mot est pesé, chaque phase fait mouche. Quand il lâche avec un calme olympien :
« Je replace mon pote qui joue 9 en 10 »
On touche à ce qui se fait de mieux en termes d’imagerie et de classe. La précision est chirurgicale, la technique est fluide. Pour faire simple : Martin Gal balance ses rimes avec la même vista et la même régularité qu’un Rodri qui distribue des passes millimétrées au milieu de terrain. C’est propre, c’est net, c’est du grand art. Le rappeur veut tellement qu’on s’attache à ses paroles plutot qu’à son image, qu’il ne montre jamais son visage. C’est un projet.
Une prod cinq étoiles signée Double Diamond
Pour porter un tel texte, il fallait un écrin à la hauteur. C’est le duo Double Diamond (composé de Diez & Kartoon) qui s’y colle, et le résultat est impeccable. On est sur une production classique, ultra-efficace, qui laisse tout l’espace nécessaire au rappeur de Boulogne pour poser faire sauter ses mots. Si tu aimes Caballero & JeanJass, tu vas adorer.



