Elle s’appelle Nat Oaks, elle vient du sud-ouest de l’Angleterre, et elle a sorti BAFTA il y a quelques mois. Pas une statuette dorée, non. Un single. Une claque douce. Une onde soul‑rap qui te traverse la poitrine comme une fin d’après-midi sur un banc quand t’as encore un peu mal au cœur mais que le soleil revient.
C’est minimal, c’est sincère, c’est tout sauf une vitrine.
Une BAFTA dans la voix, pas sur l’étagère
Nat, elle s’en fout des tapis rouges. Son BAFTA, c’est un morceau queer et lumineux, chanté comme on confesse. Ça groove mollo, ça rappe à demi-mot, ça caresse là où d’autres veulent crier. Elle parle d’identité, de place, de fierté tranquille. Elle te balance ça avec une voix qui tremble juste ce qu’il faut, entre confidence et assurance. Comme si elle t’écrivait une lettre dans un bus de nuit.
Et tu l’écoutes. Parce que c’est beau.
Pas née de la dernière pluie mais bien arrosée
Avant ça, y’avait Platforms, un EP autoproduit sorti en 2024 avec déjà tous les signaux : une écriture sensible, des prods à mi-chemin entre boom bap planant et soul lo-fi, et cette impression que chaque titre est une esquisse de soi, mais sans filtre Instagram.
Elle a grandi avec les vinyles de son père ghanéen, les CD d’Emeli Sandé de sa grande sœur, et peut-être un vieux Nokia bourré de MP3. Elle a tout digéré, elle en a fait sa sauce.
Et la suite ?
Elle a tourné dans pas mal de festoches, soutenue par des structures comme The Music Works, et elle a chopé des aides à la création qui lui ont permis de bosser avec des vrais producteurs, des vrais clips, des vraies envies. Mais ce qui reste, c’est le fond. Ce truc vrai, viscéral, qui transpire dans chaque ligne. La suite devrait arriver vite.



