On peut tout changer

On peut tout…cette affirmation limpide que j’emprunte à l’immense Jean-Pierre Bacri dans le non moins immense film « Mes Meilleurs copains » traduit mon état d’esprit du jour. Oui, aujourd’hui, on peut tout changer, il suffit d’en avoir (vraiment) envie

Il y a six mois encore, c’était plié, Juppé serait notre prochain grand timonier. Un vieux monsieur de 70 ans allait devoir guider notre pays, l’empêcher de sombrer et si possible le tirer vers le haut. On n’aurait de toute manière pas d’autre choix que de l’adouber car il disputerait la place avec Marine Le Pen.

Et puis il y a eu la primaire de la droite, le Penelopegate, la primaire de la gauche, la montée en puissance d’Emmanuel Macron et de son mouvement participatif En Marche, l’émergence de personnalités nouvelles et la remise en question des vieux systèmes.

Aujourd’hui, les cartes sont rebattues et on est bien en mal de prédire le résultat de la présidentielle, d’autant moins que de nombreux « petits candidats » vont venir jouer les trouble fête en grappillant des voix qui n’iront pas aux candidats potentiellement capables d’être élus. L’histoire à montré, notamment en avril 2002, que ces petits candidats piquent rarement des voix au FN.

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Penchons-nous un peu sur les sondages.
En ce moment, Marine Le Pen a 24%, Emmanuel Macron 22%, Benoît Hamon 15% et François Fillon 18%.
Maintenant, levez la tête et regardez autour de vous. Vous êtes au travail, à la fac, dans le métro, chez le coiffeur? Vous prenez les dix personnes qui sont dans votre champ de vision. Il y en a 3 qui ne votent pas vu qu’ils ont poney le jour de la présidentielle ou qu’ils ne sont tout simplement pas inscrits sur les listes électorales. Il reste 6 personnes dont deux qui vont voter FN, deux qui vont voter Macron, une Fillon, une Hamon. Et sur ces six personnes, la moitié n’a pas encore pris sa décision. Entre les indécis, les pas sûrs et les convaincus mous, le champ des possibles est énorme.

Le changement est l’affaire de tous (et pas seulement des militants qui tractent sur les marchés)

Si vous avez envie de changer les choses, si vous n’avez pas envie de voir untel ou untel diriger le pays, vous pouvez encore agir pour les convaincre de faire un meilleur choix (les cartes se rebattent tous les jours, et rien n’est acté avant la fin du scrutin).
La différence entre l’élection d’Obama et la défaite d’Hillary, c’est que le premier avait réussi à fédérer des électeurs qui ont voté pour lui mais qui ont aussi convaincu leur entourage d’aller voter et de voter pour lui.

En 2007, il y a eu un élan similaire. Que ce soit pour Sarkozy ou Royal, les gens étaient engagés car les projets des deux candidats et leur personnalité donnaient envie de se mobiliser. Je me rappelle des débats entre militants virtuels sur Second Life et d’une aspiration à un changement, d’un emballement vraiment enthousiasmant qui tenait notamment aux personnalités fortes en concurrence.

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2012 n’a pas été de la même eau, les enjeux n’étaient plus les mêmes, l’envie non plus. Mais on dirait bien que cet enthousiasme est en train de se reproduire cette année car certains candidats donnent envie qu’on les suive (et d’autres donnent envie de tout faire pour les empêcher de gagner).
Je suis peut-être naïf ou exagérément enthousiaste, mais je pense que nous avons les moyens de faire bouger les choses plutôt que de subir. A condition de le vouloir….

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