Si vous suivez le blog, vous savez déjà tout l’amour que je porte à Perennial. Le combo américain réitère l’exploit et s’impose sans effort comme ma plus grosse claque du moment. La preuve en image et en son avec « Modernism », second extrait nerveux et jouissif de leur troisième album à venir le 18 septembre prochain et qui donne leur titre à l’album.
Moins de deux minutes de pure adrénaline dance-punk
Fidèle à ses habitudes, le groupe fait dans l’ultra-court et le condensé de tension. « Modernism » dépasse à peine la barre des deux minutes. C’est rapide, c’est frustrant ? Oui, mais c’est surtout d’une efficacité redoutable. Dès les premières secondes, l’énergie vous prend à la gorge et impose une seule réaction : monter le son et tout envoyer valser sur le dancefloor.
On y retrouve ce mélange explosif de garage moderne et de fureur vintage Sixties, qui évoque immédiatement la hargne dansante de The 5,6,7,8’s ou l’efficacité brute d’un titre comme I’m Blue.
« L’idée avec « Modernism », c’était d’asséner une déclaration d’intention percutante, tout en déconstruisant le canevas classique du « garage rock rapide ». On est le genre de groupe qui aimerait avoir composé Kick Out The Jams et Strawberry Fields Forever dans la même mesure. Résultat : là où les guitares hurlantes s’effacent, la boîte à rythmes, le mellotron et le piano électrique prennent le relais. Un vrai délire punk en technicolor. »
— Perennial
C’est précisément cette collision entre la brutalité du proto-punk (MC5) et l’expérimentation psychédélique (The Beatles) qui rend Perennial si indispensable aujourd’hui. Un titre urgent, taillé pour la scène, qui place la barre très haut pour l’album à venir.


