Red Moon Cowboy dégaine Wedding Dress, entre romance fanée et fureur post punk

Un slow triste en costard sale, puis ça explose. Red Moon Cowboy trace sa route entre désespoir amoureux et chaos électrique.

Y’a des chansons qui s’ouvrent comme une lettre d’adieu, avec les larmes déjà sèches et la gueule déjà ailleurs. Wedding Dress, le nouveau single de Red Moon Cowboy, commence ainsi. Ça traîne, ça plane un peu, on pense au dernier Fontaines D.C. : ce spleen élégant, cette tension contenue, cette envie de dire « je t’avais prévenue ».

Mais là où les Irlandais restaient en suspens, les Australiens de RMC, eux, coupent le moteur et foncent dans le mur. Le titre bascule, se cabre, crache sa colère dans une montée purement post punk, presque garage, comme si l’amour envolé s’était changé en coup de sang.

Et ça marche. Le morceau n’est pas seulement beau, il est juste. Juste ce qu’il faut de romantisme désabusé, juste ce qu’il faut de bruit pour couvrir les regrets.

Originaires d’Albany, petit port baleinier de l’ouest australien, Red Moon Cowboy construit depuis ses débuts une œuvre à la fois poétique et rugueuse. Dans la lignée d’un Nick Cave ou d’un Wunderhorse, ils balancent leurs histoires comme des mythes modernes, hantés de passion et de tristesse crue. Et Wedding Dress s’inscrit parfaitement dans cette veine : un chant de rupture aux airs de fin du monde intime.

Alors ouais, on s’en doutait que ça finirait mal. Mais c’est beau quand même.

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