C’est le moment où le monde commence à tanguer comme un vieux rafiot en pleine tempête. Quand tu rentres bourré d’une soirée, que tes clés refusent obstinément de rentrer dans la serrure et que chaque lampadaire te semble être un confident potentiel. Tu n’es plus dans la fête, tu es dans cet entre-deux brumeux où la fatigue lutte contre les derniers restes d’adrénaline. Tu as les chaussures qui traînent, le cerveau en compote, mais une étrange poésie au bout des lèvres.
Pour accompagner ce retour à la base en titubant, il n’y a qu’un remède : ‘Sexe, Accordéon et Alcool’ du groupe Java.
C’est le son parfait du ‘Rap-Musette’. L’accordéon s’emballe comme ton rythme cardiaque après trois étages à pied, et les paroles de Erwan Séguillon te rappellent que la vie est une grande farce tragi-comique. C’est canaille, c’est brut, ça sent la France des comptoirs et les amours de fin de nuit un peu foireuses. Java, c’est la bande-son de ceux qui ne veulent pas que la nuit s’arrête, même quand le soleil commence à piquer les yeux. Un dernier tour de piste avant le trou noir de l’oreiller.


