Şatellites : turbulences psychédéliques et groove moite en approche avec Midnight Sweat

Les Şatellites repassent à l’attaque avec « Aylar », et ça claque. Exit le simple revival psyché-folk turc de leurs débuts : cette fois, ils poussent les potards et balancent une version plus dense, plus tordue, plus viscérale de leur son.

Leur premier album avait déjà mis tout le monde d’accord, des ondes de la BBC et FIP aux sessions live chez Worldwide FM et KEXP. Un groove moite, des riffs sous acide, et ce parfum de rock anatolien 70s qui collait au cerveau. Depuis, ils ont quitté les labos du studio pour devenir un vrai groupe de scène, reformant l’équipage au passage : Tsuf Mishali (claviers, synthés chelous), Tal Eyal (percus hypnotiques) et Rotem Bahar (chant envoûtant et nerveux) ont rejoint l’aventure, pendant que Lotan Yaish à la batterie assure la propulsion.

Et « Aylar », c’est la synthèse de tout ça. Deux ans de tournée, des compos qui prennent leur temps, des arrangements plus barrés, des harmonies qui s’entortillent, le tout baigné dans l’amour absolu du psychédélisme turc. Pour annoncer la couleur, ils lâchent « Midnight Sweat » après « Yok Yok », un missile disco-rock reprise de Rotem Bahar qui raconte une romance brûlante sur une ligne de basse poisseuse. Un groove vénéneux qui sent la nuit moite et sexuelle. Bref, Şatellites revient en orbite, et ça risque de secouer.

Şatellites : transe cosmique sous acide anatolien

Şatellites, c’est ce genre de groupe qui débarque sans prévenir et te fout une claque sensorielle. À la croisée du rock psyché sous LSD et des mélodies envoûtantes de la Turquie 70s, ils jonglent entre fuzz brûlante, rythmiques hypnotiques et envolées orientales. Un trip sous stroboscope, entre sueur et mirages.

Mené par Itamar Klüger, guitariste et cerveau du projet, le groupe est né en studio, façon laboratoire sonore où se mélangeaient boucles vintage et réverbe cosmique. Leur premier album éponyme a directement mis les pieds dans le plat : un hommage vibrant aux légendes comme Barış Manço et Erkin Koray, mais avec une approche plus musclée, plus urbaine. Ça a fait mouche : BBC Radio 6, FIP, Worldwide FM et même KEXP à Seattle ont succombé au groove.

Mais Şatellites, ce n’est pas qu’un projet nostalgique bien ficelé. Très vite, ils ont voulu sortir des murs et transformer leurs délires de studio en un véritable monstre scénique. Résultat : une formation remaniée pour envoyer du lourd en live. Rotem Bahar s’installe au chant avec sa voix brute et magnétique, Tsuf Mishali tripote les claviers et synthés pour démultiplier les textures, Tal Eyal assure les percussions comme un chamane sous amphétamines, et Lotan Yaish, derrière les fûts, injecte une énergie organique à la section rythmique.

Aujourd’hui, Şatellites, c’est un vaisseau à pleine vitesse. Leur deuxième album, Aylar, pousse encore plus loin les expérimentations : morceaux plus longs, harmonies plus tortueuses, structures qui explosent en plein vol. Un chaos maîtrisé, tendu entre traditions et futurisme. Şatellites n’est pas là pour regarder le passé avec nostalgie, ils veulent le propulser en avant, avec du fuzz et du groove comme carburant.

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