Cold Court balance « Nina » et prend tous les genres en otage

Cold Court balance "Nina" et prend tous les genres en otage

Je voulais vous mettre « Nina » de Cold Court dans les oreilles. C’est extrait de leur EP (^_^)/ (à prononcer « Hands Up »), sorti le 19 juin dernier et dispo sur Bandcamp.

Cold court, quand la pâte à modeler devient électrique

Cold Court, c’est le duo Mini Serrano et Jojo Lavina-Maldonado, un duo rock de Philadelphie formé en 2021 par deux frères quand l’un des deux est parti à la fac, avec l’aide de Jett Mann et Josh Lopez à la batterie pour la formation live. Et justement, ce qui m’a attrapé en premier dans « Nina », c’est ce putain de roulement de batterie. Mais c’est aussi ce glitch garage, ce côté post-punk qui débarque sans prévenir. Petit détail qui change tout : « Nina » serait une interpolation de « Sinnerman » de Nina Simone. Une fois qu’on le sait, difficile de ne pas l’entendre, le morceau garde cette urgence incantatoire, juste rechargée à la distorsion et au sample mais avec du rock à l’intérieur.

Cold Court prend tous les genres en mode pâte à modeler pour en faire un son électrique et étonnant. Sur l’EP, le groupe peut passer de l’hyperpop au metal des années 70 sans transition ni complexe. Alors évidemment, on pense à 100 gecs, en moins addictif et dansant, mais qui va plus loin dans la recherche. Les deux frangins citent eux-mêmes Skrillex et 100 Gecs comme influences de jeunesse, sans hiérarchie avec Talking Heads, une position qui résume assez bien l’esprit du disque : tout se vaut, tout se mélange.

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