Covers des Cavernes, EP3 : « Wicked Game » by Corey Taylor

C’est déjà l’épisode 3 des Covers des Cavernes. Le temps passe comme un projectile soufflé d’une sarbacane (Francis Cabrel, si tu me lis, je t’aime en secret). Je poursuis cette chronique grâce à vous, simplement parce que vous la lisez. Il suffirait que vous arrêtiez de le faire pour que je cesse de l’écrire. J’en profite d’ailleurs pour souligner le fait qu’il suffirait que personne ne regarde TPMP pour que cette télé-poubelle s’arrête… Bref, voici Les Covers des Cavernes épisode 3 !

Lorsqu’un groupe de métal fait sauter les distorsions, que le batteur se détend, que le chanteur arrête de hurler et pose sa voix, qu’ils cessent ensemble de sauter dans tous les sens en secouant la tête, le résultat est parfois surprenant. Il existe des exemples à profusion, notamment avec la mode passée des concerts « unplugged ». On pense à Nirvana bien sûr, mais aussi à Megadeth, Korn, Alice in Chains et j’en passe. L’un des meilleurs moments de ces différents lives est, pour moi, la reprise de Wicked game de Chris Issak par Corey Taylor (le chanteur de Slipknot), avec son autre groupe Stone Sour.

La chanson est déjà, au départ, plutôt réussie. Une mélodie langoureuse sur laquelle un homme, manifestement très amoureux, clame haut et fort qu’il refuse de l’être. La peur de tomber dans le vide de la passion transpire de chacun des mots du texte. Au point de nier l’évidence de ses propres sentiments, mais également l’existence même de l’amour, avec pour conclure le morceau, une phrase, que dis-je, une punchline : Nobody loves no one. Moi qui m’attache beaucoup aux paroles des titres que j’écoute, j’avoue que celles-ci me plaisent particulièrement. En revanche, la version de Chris Isaak en 1989 a mal vieilli en termes d’arrangements. C’est là que Stone Sour, en 2007, redonne un coup de jeunesse au tube et remporte mon enthousiasme.

Et puis il y a quelque chose de magique qui se passe lorsque le chanteur d’un groupe aussi violent que mythique, je parle de Slipknot ici, tombe le masque et abandonne sa voix caverneuse pour la poser délicatement sur de douces guitares. Je ne saurais pas vraiment l’expliquer mais ça me touche beaucoup. Je compare ça à approcher un animal sauvage et agressif pour finir par le caresser. Bon d’accord, je pousse loin la métaphore mais vous saisissez l’idée quoi… Alors mon conseil est le suivant : faites péter un titre bien violent de Slipknot puis lancez-vous dans l’écoute du son ci-après. Vous m’en direz des nouvelles.

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