Dans le paysage de la production électronique contemporaine, le producteur australien Ta-ku (Reggie Matthews) s’est imposé comme un maître de l’émotion brute et des textures feutrées. Collaborateur régulier de la chanteuse Wafia (Wafia Al-Rikabi), le duo a franchi un cap majeur avec le titre « Love Somebody », extrait de leur EP collaboratif très remarqué, (m)edian. Une pièce maîtresse de R&B futuriste et de pop downtempo.
Une alchimie vocale et de production chirurgicale
La force de Love Somebody réside dans son dépouillement volontaire. Contrairement aux productions électroniques saturées, Ta-ku choisit ici de faire de la place au silence et à la subtilité :
-
Le sens du rythme analogique : Les beats downtempo, signatures de Ta-ku, se mêlent à des accords de piano mélancoliques et des nappes de synthétiseurs épurées.
-
Le dialogue des voix : Wafia livre une performance vocale d’une clarté cristalline, parfaitement complétée par les harmonies vocales subtiles et feutrées de Ta-ku lui-même.
Le morceau explore avec une justesse rare les dynamiques complexes des relations humaines, les compromis et les dualités de l’engagement amoureux.
Pourquoi l’EP (m)edian reste une référence du genre
Ce projet collaboratif ne se limite pas à un simple enchaînement de singles. Il s’agit d’une œuvre conceptuelle où les deux artistes australiens partagent leurs histoires familiales et personnelles respectives. En fusionnant l’univers du beatmaking hip-hop et de la soul futuriste, Ta-ku et Wafia ont posé les bases d’un genre hybride, souvent copié mais rarement égalé en termes de sincérité et de précision technique.
Pour tout amateur de compositions électroniques élégantes et de voix habitées, Love Somebody demeure un modèle d’authenticité artistique, loin des standards jetables de la pop grand public.
Parfait pour prendre un peu de recul sur la semaine et sur le ciel bleu qui s’annonce pour tout le mois d’Aout, c’est notre pépite du jour. 



Merci pour la découverte.