Le paysage de la pop indépendante moderne se nourrit constamment des fantômes du passé. Avec le titre « Treehouse », extrait de son premier album solo, l’énigmatique multi-instrumentiste et producteur Samuel Cooper (connu sous le nom de Sam Cohen) livre un joyau de pop psychédélique lumineuse. Véritable architecte sonore, l’artiste s’est entouré pour ce projet de figures tutélaires de la musique américaine, élevant son œuvre bien au-dessus des standards lo-fi habituels.
Une production solaire sous l’influence de Brian Wilson
La force immédiate de Treehouse réside dans son orchestration ambitieuse et son sens inné de la mélodie pure. Loin d’être un simple exercice de style rétro, le morceau brille par sa construction harmonique :
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L’école des Beach Boys : Ayant collaboré avec le légendaire Brian Wilson, Samuel Cooper a injecté dans ses arrangements une science des harmonies vocales et des progressions d’accords qui rappellent les grandes heures de Pet Sounds.
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La texture vintage : L’utilisation de guitares feutrées, de cuivres subtils et de claviers analogiques crée une atmosphère chaleureuse, capable de dissiper instantanément la mélancolie par la seule force de sa structure musicale.
L’expérimentation sonore aux côtés des Flaming Lips
Au-delà de la pureté mélodique, l’album tire sa richesse de sa confrontation avec l’univers plus chaotique et maximaliste des Flaming Lips. Que l’on adhère ou non à l’esthétique outrancière de la bande de Wayne Coyne, leur apport en studio est indéniable : ils apportent à Treehouse cette touche d’excentricité, de distorsion contrôlée et d’audace spatiale qui empêche la pop de Cooper de tomber dans le pastiche académique.
Cette tension permanente entre l’évidence pop de Brian Wilson et le psychédélisme frénétique des Flaming Lips fait de cet album une œuvre authentique et indispensable pour tout digger de culture alternative.



