[Série] Que cache « Halo » ?

Une fois n’est pas coutume, une adaptation vidéoludique à l’écran tient carrément la route. Non mais Halo quoi !

Au 26e siècle, l’humanité a exploré les confins de la galaxie mais, pas de bol, elle est tombée en chemin sur l’Alliance Covenante, des extra-terrestres pas très amicaux. Épaulés par leurs Spartans (des super-soldats génétiquement modifiés), les humains résistent encore et toujours, jusqu’à ce que leur quête de liberté ne rejoigne celle des Covenants et la recherche d’une mystérieuse structure nommée le Halo…

Je n’ai pas joué une seule seconde aux jeux vidéo Halo, bien qu’il soit difficile de passer à côté : depuis 20 ans, la franchise s’étend sur 16 épisodes vendus à plus de 80 millions d’unités. On estime que les jeux et leurs produits dérivés ont d’ores et déjà rapporté à Microsoft plus de deux milliards de dollars. Ce n’était qu’une question de temps avant que cette aventure de tir en vue subjective ne squatte les écrans.

L’ultime épisode de la première saison de Halo est sorti vendredi. Je ne l’ai pas encore vu donc pas de spoiler, ne vous inquiétez pas. En tout cas, le résultat jusqu’ici est tout à fait satisfaisant. La série démarre sur une scène d’action dantesque, puis le rythme ralentit pour explorer la crise existentielle de John alias Master Chief (Pablo Schreiber), notre héros Spartan. S’il enlève ici son casque pour la première fois, ce qui a pu faire criser certains fans, ce n’est que pour révéler les tourments d’un humain génétiquement modifié. Il est un titan à qui l’on a donné une force surhumaine mais aussi une amnésie fatale.

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Halo convoque plusieurs thèmes tels que le transhumanisme, la surveillance généralisée, l’intelligence artificielle… Avec également une réflexion sur l’inné et l’acquis, et le poids du trauma. Les humains sont loin d’être des héros dans cette aventure où tout le monde en prend pour son grade. De ce point de vue, la distribution est brillamment diversifiée avec des comédien·nes de tous les genres et de toutes les ethnies. La docteure Halsey est interprétée avec ce qu’il faut de génie psychopathe par Natasha McElhone. Quant aux jeunes héroïnes qui l’entourent, elles ont aussi droit à des arcs narratifs intelligents : c’est vrai pour sa fille Miranda qui hésite à perpétuer son héritage (Olive Gray), mais aussi pour la rebelle Kwan Ha (Yerin Ha) et l’IA Cortana (doublée par Jen Taylor).

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Olive Gray et Natasha McElhone
Le cash Halo. (promis, c’est mon dernier jeu de mots)

Avec sa dizaine d’épisodes au budget individuel de 10 millions de dollars, la série misait gros, après presque une décennie passée en préproduction. Les retours sont déjà très bons puisqu’une saison 2 a été validée avant même la diffusion du dernier épisode. Le format « film » me semblait pourtant plus approprié. Sonic 2 et Uncharted viennent de dépasser coup sur coup le record mondial du box-office pour une adaptation de jeu vidéo : Halo aurait-il fait mieux ? Une future adaptation pourra-t-elle devenir LE meilleur film adapté d’un jeu ? (on sait tous que pour l’instant ça reste Silent Hill). L’avenir nous le dira et, en attendant, vous pouvez vous rabattre sur cette série qui n’oublie pas l’humain derrière la machine.

La série Halo est disponible sur Canal+.

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