St. Vincent reprend Metallica et putain, c’est bon

st. vincent

Il y a trois décennies, Metallica sortait son mythique Black Album, le disque qui a définitivement propulsé les Californiens au rang de géants du rock mondial. Parce qu’on ne fête pas 30 ans avec une simple réédition paresseuse, le groupe a vu les choses en grand : la sortie d’une compilation monumentale réunissant plus de 50 artistes venus rejouer ces classiques à leur sauce.

Sur le papier, le casting aligne les grands écarts les plus improbables — de Miley Cyrus à Elton John. Mais avant la sortie officielle du coffret prévue le 10 septembre, Metallica a décidé de sortir l’artillerie lourde pour appâter le chaland. Et le premier extrait dévoilé est une pure déflagration.

 

Pour s’attaquer à l’un des riffs les plus lourds de l’histoire du metal, il fallait une artiste d’exception. C’est la fabuleuse St. Vincent (Annie Clark pour les intimes) qui s’est collée à l’exercice en dépoussiérant le légendaire « Sad But True ». Le résultat dépasse toutes les attentes.

Oubliez le heavy metal lourd et martial d’origine : St. Vincent déstructure totalement le morceau pour le faire basculer dans une électro-indus poisseuse, tranchante, presque post-punk. La guitare cisaillait, le groove est impitoyable et sa voix glaciale apporte un côté toxique absolument fascinant.

C’est un fait suffisamment rare pour être souligné : cette relecture surpasse l’originale. Elle lui insuffle une urgence contemporaine, une tension maximale et un sacré coup de polish. Travail d’orfèvre, Mme Vincent.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *