Kevin Parker est de retour. Enfin, officiellement. Après cinq ans sans single solo sous le nom de Tame Impala, le multi-instrumentiste australien vient de dévoiler End of Summer, une piste de 7 minutes qui ambitionne de poser les bases d’une « nouvelle ère ». Le problème ? Elle n’est ni captivante, ni surprenante. Et elle risque surtout de renforcer l’idée (de moins en moins marginale) que Parker est peut-être un peu surcoté.
Un morceau qui cherche sans trouver
Dès les premières secondes, End of Summer s’annonce comme un hommage à la scène acid house et rave des 90s : beat 4/4, synthés liquides, ambiance vaporeuse. Le clip, signé Julian Klincewicz, vient renforcer cette volonté d’esthétique flottante, contemplative, presque new age. Mais musicalement, rien ne décolle vraiment. Le morceau s’étire sans progression marquée, sans rupture, sans ces instants qui marquent ou qui vous collent à la tête.
On attend un climax, une montée, une surprise. Rien ne vient. On dirait un film Netflix avec The rock.
Le génie psyché en mode automatique ?
Tame Impala nous a habitués à des constructions complexes, des textures luxuriantes, des mélodies qui restent. Ici, rien de tout ça. Parker semble vouloir faire de la musique électronique… sans y mettre de corps ni de sueur. Oui, on comprend bien qu’il veut s’éloigner du son pop psyché de Currents ou The Slow Rush. Mais encore faut-il avoir quelque chose à proposer en échange.
En bref, End of Summer n’est ni un désastre ni une révolution. C’est surtout un morceau long, lisse et oubliable, qui semble plus préoccupé par son esthétique que par son émotion. Je vous laisse, je vais réécouter « let it happen » pour me souvenir du moment ou c’était bien.
dolores archives
C’est vrai qu’on ne peut pas attendre que chaque projet d’un artiste soit un coup de genie. Le problème, c’est que c’est ce qu’on attend de la part de Kevin Parker.
Malheureusement, on ne retrouve pas la substance magique Tame Impala (dont les climax et patterns évolutifs) dans le virage house de the end of summer, ou dans Loser, qui me rappelle un peu ce que fait The weekend récemment. Même les lyrics manquent de profondeurs. J’espère que le reste de l’album réservera au moins quelques bonnes surprises.