Tu fais tourner les nouveautés en espérant le petit uppercut qui va te réveiller le cortex ? Bonne nouvelle : VEAUX est là pour jouer les électrochocs doux-amers avec « Rah Tah Tah », leur dernier single sorti le 19 mai 2025. Et crois-moi, il claque comme un flingue dans une ruelle de Nashville un soir d’orage.
Ce bruit ? C’est pas un jouet.
Dès les premières secondes, Rah Tah Tah balance une rythmique précise comme un sniper sous caféine, une ligne de basse nerveuse et une voix qui serpente entre ironie et urgence. C’est pop, oui. Mais une pop qui a roulé dans la poussière, croisé un vieux synthé analogique et décidé qu’elle n’avait plus envie de sourire gratuitement.
VEAUX, trio originaire de Nashville, nous avait habitués à une écriture raffinée, entre indie pop rock et groove urbain. Ici, ils montent d’un cran. Rah Tah Tah est plus sale, plus frontal, plus vivant. Le morceau joue la carte de l’accroche immédiate sans sombrer dans le déjà-entendu. Un vrai numéro d’équilibriste.
Un refrain comme une menace joyeuse
Tu l’entends venir, le rah tah tah scandé ? C’est le genre de gimmick qui s’incruste dans ton cerveau sans demander la permission. Pas besoin de comprendre les paroles pour que ça fasse mouche : ça pulse, ça rebondit, ça explose. Le refrain ressemble à un règlement de compte chanté entre potes bourrés de lucidité. Surtout, il est plus que probable que tu le chantes pendant plusieurs jours.
En résumé ? VEAUX appuie là où ça fait du bien
Avec Rah Tah Tah, VEAUX ne réinvente pas la pop rock alternative, mais lui donne un bon coup de polish à la bière et à la mélancolie pour le faire briller. C’est le genre de titre qui devrait faire vibrer ta playlist entre deux coups de speed post-punk et une ballade cinématographique. Bah oui, il faut changer un peu.