Venice Treacle revient avec Bad Aji, un single post punk aux accents math rock, pas frontal pour un sou, plutôt du genre début de concert : celui qui installe la tension, fait hocher la tête et prépare le terrain sans encore tout casser. Ça groove de travers, ça accroche doucement, et ça te met dans le bon état d’esprit.
Bad Aji s’inspire de la défaite historique du maître de Go Lee Sedol face à AlphaGo en 2016. Un moment charnière où la machine a joué un coup que personne n’aurait osé, d’abord pris pour une erreur, avant de s’avérer brillant. Alors bon, moi je ne connais rien au jeu de go mais vous avez compris, ça parle d’IA et d’audace.
Quank, grooves tordus et humanité insistante
Venice Treacle retranscrit ce duel à sa manière, via son esthétique maison baptisée “Quank” : des rythmiques qui boitent volontairement, des fragments mélodiques qui apparaissent puis disparaissent, comme un combat permanent entre contrôle et lâcher-prise. Je valide fort et il est fort possible que vous aussi.