Westside Cowboy sort “Alright Alright Alright” : punk texan sous acide, made in Manchester

Westside Cowboy vient de balancer “Alright Alright Alright” et franchement, c’est comme se faire gifler avec une botte de cow-boy cloutée. C’est rapide, bordélique, presque trop court, comme un bon rêve mal enregistré. Un morceau qui cite Johnny Cash en jouant trop fort, trop vite, trop bien. Comme si Ring of Fire avait été remixé par les Viagra Boys sur fond de western sous speed.

Westside Cowboy décoiffe avec “Alright Alright Alright”, un twist punk-cashien rapide et bizarre

Et le pire ? Ils ne viennent même pas du Texas. Non. Ces types viennent de Manchester. Cette ville qui a pondu les Smiths, Joy Division, Oasis, et maintenant un gang de cowboys halluciné qui joue du punk à roulettes dans un saloon imaginaire.

Dès les premières secondes, la batterie cogne comme une porte de saloon en plein cambriolage. Les guitares font des allers-retours nerveux, comme un serpent en pleine crise d’angoisse. Et au milieu, une voix traînante, un peu barrée, qui nous lâche un “don’t ever play with gun” avant de repartir à fond les manettes. C’est tout en rupture, en tension. Ça vit, ça grince, ça brûle.

Le groupe, encore jeune dans les radars (mais déjà chouchou des petits malins du NME et du Glastonbury Emerging Talent), injecte dans ce titre une énergie brute, limite épileptique. Y’a une vibe garage, un peu country-punk, un peu rien-à-foutre, avec une prod qui sent la bière tiède et la poussière de skatepark.

“Alright Alright Alright” fait partie de leur prochain EP This Better Be Something Great. On est là pour ça. Ça sera grand ou ça explosera en vol, mais dans tous les cas, ce sera bruyant. Et parfois, c’est tout ce qu’on demande.

Setlist :

1. I’ve Never Met Anyone I Thought I Could Really Love (Until I Met You)
2. Alright Alright Alright
3. Drunk Surfer
4. Shells
5. Slowly I’m Sure

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *