Comme d’habitude les petits indiens. Voici un petit recap des 5 pépites indé qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Au menu de la post punk, du punk et du rock. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique.
1/ Ista et « Low Fruit »
Ista, quintet psyché rock de Brooklyn vient de sortir « Low Fruit », leur dernier single et comme j’ai bien aimé, je te le partage. Low Fruit » est si j’ai bien compté le quatrième single qui annonce la sortir de leur futur album qui prendra la suite de « Ista« , leur album eponyme sorti en 2023. Le groupe fait dans le psyché et peut même partir dans le disco punk.
2/ YARD et Essential Tremor
Le trio irlandais YARD frappe fort avec Essential Tremor, un morceau indus massif, tendu, qui cogne autant qu’il inquiète. Derrière les machines froides et les guitares abrasives, le texte plonge dans une thématique de plus en plus souvent abordée en musique : l’anxiété liée à la santé, l’angoisse et la santé mentale.
3/ Dry Cleaning et « Hit My Head All Day »
Dry Cleaning revient. Et pas en fanfare post-punk, non. « Hit My Head All Day » glisse, flotte, serpente. C’est le premier extrait de leur futur album Secret Love, prévu pour le 9 janvier 2026 chez 4AD, et le groupe choisit de ne pas cogner fort mais de murmurer comme des mots doux dans les oreilles. Tout repose sur une ligne de basse presque moelleuse, sexy, un groove discret mais entêtant. La guitare se fait minimale en un riff ou presque, la batterie retient son souffle. Et au centre, Florence Shaw qui susurre avec classe.
4/ Sex Shop Mushrooms et « 131217 »
Avec 131217, Sex Shop Mushrooms s’impose comme un groupe qui a parfaitement digéré l’ADN du grunge pour le recracher dans une version plus frontale, flirtant avec l’énergie brute du metal alternatif. Pas de fioritures, pas de compromis, pas de répit, pas de trèves.
5/ Show Me the Body et Sabotage
Il fallait oser. Reprendre “Sabotage”, hymne explosif des Beastie Boys, c’est s’attaquer à un monument, un putain de titre culte (pour moi) à une passerelle déjà sauvage entre rap et le punk (car oui les Beastie Boys à la base, c’est du punk). Show Me the Body choisit la rugosité. La basse est sale, la guitare grince comme une lame, et la voix de Julian Cashwan Pratt (et son banjo) n’explose pas seulement en rage : elle balance une colère politique, contemporaine, viscérale. Cette reprise n’a pas vocation à flatter la nostalgie, mais à rappeler que “Sabotage” est un appel à la révolte (enfin je crois, efin pour eux).