Panic Shack sort « Thelma & Louise » : amour platonique et sororité

Il y a des morceaux qui sentent la sueur, la bière tiède et l’envie de foutre le feu à la ville un vendredi soir. Et puis il y a « Thelma & Louise » de Panic Shack, qui rajoute à tout ça une sororité vénère, des fringues dépareillées et l’envie de hurler dans un parking désert.

Parce qu’ici, pas question d’amour gnangnan ou de mecs à sauver. Le morceau parle d’amitié. La vraie. Celle qui t’empêche de sombrer quand t’as la gueule en vrac, celle qui débarque avec des bières et un briquet quand t’as envie de cramer le monde. Un banger des familles.

Thelma & Louise, mais version punk galloise

Le clip ? Un road-trip lo-fi dans un monde en carton pâte, avec des filles qui s’aiment comme on devrait tous s’aimer : avec les tripes, sans calcul, sans retour. Et la musique ? Un cri. Un riff. Une ligne de basse qui s’énerve. La voix d’une meuf qui en a marre de fermer sa gueule.

Panic Shack, c’est quatre galloises en Doc Martens qui font du punk comme on écrit un journal intime sous acide. Et ce titre, c’est leur premier slow. Enfin… si on considère qu’un slow peut te coller une claque dans la nuque.

Une chanson d’amour sans love interest

Pas de mec, pas de drama. Juste des filles, des amies, et une déclaration d’amour qui sent le vécu. Elles le disent elles-mêmes : “On a voulu écrire une chanson d’amour pour nos meilleures potes. Parce que y’en a des milliards sur les mecs, mais pas assez sur les nanas qui t’empêchent de crever.”

Et tu sais quoi ? C’est exactement pour ça que ce morceau tabasse. Parce qu’il dit ce que beaucoup pensent sans jamais oser le chanter. Parce qu’il est sincère. Et que dans ce monde de plastique et de refrains fades, la sincérité, c’est punk ou post punk comme d’habitude les amis.

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