5 sons de la semaine #34

Comme d’habitude les petits indiens. Voici un petit recap des 5 pépites indé qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Au menu de la post punk, du groove, du rock. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique. Ah et oui. J’ai sorti le nouvel épisode de Des chips et des leffes.

1/ Balming Tiger & ATARASHII GAKKO! et “Narani Narani”

On les savait fous, mais pas à ce point-là. Balming Tiger, collectif sud-coréen à l’avant-garde d’un hip-hop mutant et conceptuel, sort un single en collaboration avec ATARASHII GAKKO!, le quatuor japonais connu pour son énergie punk, ses uniformes scolaires et sa volonté assumée de foutre en l’air les standards J-pop. Résultat ? Un morceau d’une étrangeté irrésistible : “나란히 나란히 (Narani Narani)”, soit “côte à côte”, en coréen, mais ici, on avance en crabe, on saute en rythme, et on rigole très fort.

2/ Dragnet et “Red Square”

Melbourne n’a jamais manqué de groupes qui transpirent l’intensité. Mais Dragnet, eux, c’est une autre histoire. Une formation à six têtes, six cerveaux câblés sur tension permanente, qui débarque avec “Red Square”, un single qui transpire la classe nerveuse et le post punk poisseux.

3/ LEMONSUCKR et “HEAT”

Brighton continue d’accoucher de groupes comme d’autres de tornades, et LEMONSUCKR débarque avec “HEAT” pour mettre le feu aux amplis et t’arracher les tympans avec le sourire. C’est du rock abrasif, moite, urgent, qui sent la sueur, le béton chaud, et l’envie de foutre un coup de boule à l’ennui.

“HEAT” c’est un mur de guitares saturées qui se jettent sur toi comme un chien affamé, une batterie qui cavale sans frein, et un chant mi-chanté mi-hurlé qui déborde de rage canalisée. Le morceau est court, brut, et frappe là où ça fait du bien. Ça rappelle les débuts de IDLES (comme d’hab), avec cette énergie punk addictive qui ne demande pas la permission.

4/ Aversions et “Base Case”

Il y a des groupes qui empruntent les chemins tracés, et puis il y a Aversions. Le trio de Vancouver taille sa propre voie dans l’underground post punk avec une formule qu’ils qualifient eux-mêmes de lush brutality — une brutalité luxuriante, à la fois rageuse et élégiaque. Une sorte d’équilibre instable entre le chaos et la grâce, quelque part entre le post-hardcore chirurgical, les premières noirceurs goth et les tremblements noise rock.

5/ Red Moon Cowboy et Wedding Dress

Y’a des chansons qui s’ouvrent comme une lettre d’adieu, avec les larmes déjà sèches et la gueule déjà ailleurs. Wedding Dress, le nouveau single de Red Moon Cowboy, commence ainsi. Ça traîne, ça plane un peu, on pense au dernier Fontaines D.C. : ce spleen élégant, cette tension contenue, cette envie de dire « je t’avais prévenue ».

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