Les 5 claques indé à ne pas manquer cette semaine #82

Les 5 claques indé à ne pas manquer cette semaine #82

Voici un petit recap des 5 nouveautés rock indé qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique. Et je te le rappelle, on a une super playlist avec plein de sons. Et en bonus, je te conseille le dernier épisode de notre podcast.

1/ Alabama Shakes et « I Feel Hope Coming »

Je vous en avais parlé en avril dernier, c’est maintenant officiel, Alabama Shakes revient mettre du bonheur soul dans nos vies avec un nouvel album nommé « I must be dreaming » qui sortira le 28 aout prochain. Et pour nous mettre la salive dans les oreilles, voici « I feel hope coming ». La voix de Britanny arrive comme une caresse, un chuchotement. Le titre explique que la jeune génération fera mieux que la première, car non, ce n’est que rarement mieux avant.

2/ Cold Court et « Nina »

Cold Court, c’est le duo Mini Serrano et Jojo Lavina-Maldonado, un duo rock de Philadelphie formé en 2021 par deux frères quand l’un des deux est parti à la fac, avec l’aide de Jett Mann et Josh Lopez à la batterie pour la formation live. Et justement, ce qui m’a attrapé en premier dans « Nina », c’est ce putain de roulement de batterie. Mais c’est aussi ce glitch garage, ce côté post-punk qui débarque sans prévenir. Petit détail qui change tout : « Nina » serait une interpolation de « Sinnerman » de Nina Simone. Une fois qu’on le sait, difficile de ne pas l’entendre, le morceau garde cette urgence incantatoire, juste rechargée à la distorsion et au sample mais avec du rock à l’intérieur.


 

3/ Queens of the Stone Age et « Easy Street »

Trois ans après l’album In Times New Roman…, Queens of the Stone Age sont de retour là où on ne les attendait pas. Exit les riffs de guitare saturés et le stoner lourd : avec « Easy Street », le groupe livre une ballade acoustique épurée avec en bonus un clip aussi absurde et rigolo.

 

4/ Don’t Kill The Cow et « Salut »

Les Suisses de Don’t Kill The Cow viennent de sortir « salut ». C’est frontal, texturé, et ça capture l’air du temps avec une noirceur d’une classe folle. La voix s’impose à l’avant-plan, brute, sans fioritures sur le ton de la confidence du genre murmuré à l’oreille dans un bar. Le phrasé, syncopé et intime, me rappelle immédiatement Fauve. La structure du couplet, tendue et minimaliste, agit comme une mèche lente. Puis vient la rupture, la tempête après les murmures. Là où d’autres se seraient contentés d’un refrain rock convenu, Don’t Kill The Cow fait le choix de l’épaisseur sonore. J’adore

 

5/ Bilk et « Do Ya Want It »

Bilk, c’est un putain de trio rock anglais. Le trio infernal d’Essex, mené par Sol Abrahams est l’un des secrets les moins bien gardés et les plus jouissifs du rock britannique actuel. C’est surtout le rock le plus addictif que j’ai entendu depuis longtemps même si c’est pas le plus original. Sur des riffs bien frappés avec du fuzz à l’intérieur, le groupe parle du quotidien morne à Chelmsford, l’ennui, les galères et les petits boulots. Pas de métaphores poétiques pompeuses, juste des punchlines bien senties balancées avec l’accent de la banlieue rurale.

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