Les meilleurs sons de l’année 2025 #6

C’est la fin de l’année et les sorties, c’est fini. C’est donc le moment de faire le bilan, calmement, en reprenant les meilleurs sons de l’année dans plusieurs articles. Il est possible que vous découvriez des pépites, des groupes parce que j’ai bien remarqué que vous n’étiez pas 30 000 par jour sur ce site, ce qui est fort dommage au demeurant (Nicolas). Il n’y a pas de classement, je n’ai jamais aimé en faire. La partie une, deux et trois et quatre étaient déja formidable, on va enchainer calmement avec la suite et la fin.

La partie #1 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-1/

La partie #2 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-2/

La partie #3 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-3/

La partie #4 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-4/

La partie #5 : https://anotherwhiskyformisterbukowski.com/les-meilleurs-sons-de-lannee-2025-5/

Vincent Charlebois-Leduc et car l’été te sauve des avalanches

Un québécois, une guitare, de la neige et 70 vues : le rock francophone qui mérite mieux que l’oubli numérique. J’aurai pu rester 10 secondes, je suis resté plusieurs fois. Et pourtant, ce n’était pas gagné, du rock en francais. Mais j’ai été charmé. Vincent Charlebois-Leduc, québécois probablement, nous propose un rock bien foutu, bien composé par ses mains expertes avec de la poésie dedans.

Quand j’ai regardé le nombre de vue, j’ai vu qu’il y en avait 70. Il en est maintenant à 200. Ca mérite bien plus, ne serait ce que pour que l’argent de youtube lui paie un blouson et lui donne envie de composer un ep ou un album (ou même une signature sur un label, soyons fou). Ecoutez-moi ça.

Big special et « DRAGGED UP A HILL (and thrown down the other side)

Ils sont toujours grand, ils sont toujours spécial. Voici ce que dit le groupe : « Une chanson écrite il y a quelque temps, que nous avons ressortie de notre tiroir poussiéreux. Elle parle des vieux jours de labeur et de ce sentiment de n’avancer ni en amour ni au travail, malgré tous les efforts. Avertissement : ne l’écoutez pas en étant ivre. »

Sailor Honeymoon et “Armchair”

« Armchair » c’est le single qui annonce la suite de leur premier ep eponyme dont je t’avais déja parlé il y a environ 18 mois.  C’est toujours un punk rock énervé et trépidant tout en restant frais, du wet leg coréen en fait. Le titre parle des gens qui sont assis sur leurs chaises et qui t’explique quoi faire.  Tu sais, tu les connais, c’est ton chef, c’est ton collègue et c’est surement un peu toi parfois. Donc le mieux c’est qu’on écoute tous pour se lever de notre chaise. Non ?

Les Louanges et “Je confirme ma présence”

Les Louanges est enfin de retour, et il revient par la grande porte. “Je confirme ma présence”, second extrait de son troisième opus Alouette ! à paraître le 10 avril 2026 via Bonsound. C’est poétique, c’est doux et ça va toucher ton coeur. Le morceau avance en clair-obscur, entre douceur R&B, mélancolie pop et arrangements feutrés. Et puis il y a ce refrain final, qui reste collé à la peau longtemps après la dernière note : “Je rêve au coin d’ombre au fond du jardin / Je rêve au jour où j’aurai hâte à demain.” Mélancolique, délicieux, j’ai pas grand chose à dire de plus à part de l’écouter en boucle.

Russian Blue et “Patience”

Impossible de ne pas penser à LCD Soundsystem, mon groupe culte : les synthés qui montent comme une boule au ventre, la rythmique qui s’obstine, cette tension élégante entre désinvolture punk et pulsation électronique. “Patience” coche toutes les cases du dance-rock émotionnel, celui qui te fait danser un peu trop intensément parce que, quelque part, ça parle de toi et de tes doutes.

Le groupe composé de Colin, Justino, Justice, Bryce, Michael, Patrick, belle formation éclectique du Pacifique Nord-Ouest  continue d’affirmer sa signature : un post punk synthétique, théâtral juste ce qu’il faut, capable d’allier froideur lumineuse et chaleur humaine.

Man/Woman/Chainsaw et “Only Girl”

Formé à seize ans par Billy Ward et Vera Leppänen, le groupe londonien a gardé cette électricité adolescente pas naïve, juste sans filtre et totalement folle et rock (en fait). Sur “Only Girl”, les Man/Woman/Chainsaw mélangent guitares tendues et rugueuses, violon, synthés et multi-voix. C’est un peu grunge, un peu art punk, un peu tout mais surtout beau. Un premier single sous Fiction Records qui annonce une suite excitante et qui confirme que Man/Woman/Chainsaw n’est pas là pour jouer de scie sauteuse (blague de traduction).

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